Un livre que j’ai fini de lire en arrivant à Vancouver, c’est vous dire si ça fait longtemps. Néanmoins, j’ai énormément apprécié ce livre et c’est pour ça que je vous en fait une petite revue.

Quatrième de couverture

Elle aime la photo, il est passionné par les mathématiques. Elle se sent exclue du monde, il refuse d’en faire partie. Chacun se reconnaît dans la solitude de l’autre. Ils se croisent, se rapprochent puis s’éloignent, avant de se frôler à nouveau. Leurs camarades de lycée sont les premiers à voir qu’Alice et Mattia ne comprendront que bien des années plus tard: le lien qui les unit est indestructible.

“Mattia et elle étaient unis par un fil élastique et invisible.”

Né en 1982 à Turin, Paolo Giordano prépare, en parallèle à sa carrière d’écrivain, un doctorat en physique théorique. Il est le plus jeune auteur à avoir été couronné du très prestigieux prix Strega, pour son premier roman La solitude des nombres premiers.

“Un ton rapide, désinvolte, à la fois déchirant et cynique.” – Le Nouvel Observateur

Mon avis

Ce livre fut troublant et sort de l’ordinaire. Il dérange sans vraiment savoir pourquoi. Ild écrit deux personnages hors du commun. Une fois de plus, c’est un livre qui exprime une énorme souffrance et c’est pour ça que je l’ai aimé. Je trouve que lorsque l’on ressent aussi bien ce que l’auteur essaie de nous expliquer, il a atteint son but. car, si l’on y réfléchit, c’est le but d’un livre que de nous faire vivre à travers les joies, peines et peurs des personnages.

Elle est hors du moule social, mais ferait n’importe quoi pour y entrer. Lui en est sorti bien tôt et s’en tiens éloigné. C’est donc impensable que ces deux se plaisent et se conviennent. Et pourtant ils vont si bien ensemble que l’on est surpris de les voir se détacher dans autant de souffrance avec une note de fatalité. Puis chacun fait sa vie de son côté, et l’on comprend qu’ils ne sont pas si heureux.

Un roman touchant que, même si je ne me souviens plus exactement des détails étant donné que je l’ai lu il y a assez longtemps, je recommande à tout le monde.

Extrait

“Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-même. Ils occupent leur place dans la série infinie des nombres naturels, écrasés comme les autres entre deux semblables, mais à un pas de distance. Ce sont des nombres soupçonneux et solitaires, raison pour laquelle Mattia les trouvait merveilleux. Il lui arrivait de se dire qu’ils figuraient dans cette séquence par erreur, qu’ils y avaient été piégés telle des perles enfilées, Mais il songeait aussi que ces nombres auraient peut-être préféré être comme les autres, juste des nombres quelconques, et qu’ils n’en étaient pas capables. Cette seconde pensée l’effleurait surtout le soir, dans l’entrelacement chaotique d’images qui précèdent le sommeil, quand l’esprit est trop faible pour se raconter des mensonges.”

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