You are currently browsing the category archive for the ‘Lire et s’exprimer’ category.

Un livre que j’ai fini de lire en arrivant à Vancouver, c’est vous dire si ça fait longtemps. Néanmoins, j’ai énormément apprécié ce livre et c’est pour ça que je vous en fait une petite revue.

Quatrième de couverture

Elle aime la photo, il est passionné par les mathématiques. Elle se sent exclue du monde, il refuse d’en faire partie. Chacun se reconnaît dans la solitude de l’autre. Ils se croisent, se rapprochent puis s’éloignent, avant de se frôler à nouveau. Leurs camarades de lycée sont les premiers à voir qu’Alice et Mattia ne comprendront que bien des années plus tard: le lien qui les unit est indestructible.

“Mattia et elle étaient unis par un fil élastique et invisible.”

Né en 1982 à Turin, Paolo Giordano prépare, en parallèle à sa carrière d’écrivain, un doctorat en physique théorique. Il est le plus jeune auteur à avoir été couronné du très prestigieux prix Strega, pour son premier roman La solitude des nombres premiers.

“Un ton rapide, désinvolte, à la fois déchirant et cynique.” – Le Nouvel Observateur

Mon avis

Ce livre fut troublant et sort de l’ordinaire. Il dérange sans vraiment savoir pourquoi. Ild écrit deux personnages hors du commun. Une fois de plus, c’est un livre qui exprime une énorme souffrance et c’est pour ça que je l’ai aimé. Je trouve que lorsque l’on ressent aussi bien ce que l’auteur essaie de nous expliquer, il a atteint son but. car, si l’on y réfléchit, c’est le but d’un livre que de nous faire vivre à travers les joies, peines et peurs des personnages.

Elle est hors du moule social, mais ferait n’importe quoi pour y entrer. Lui en est sorti bien tôt et s’en tiens éloigné. C’est donc impensable que ces deux se plaisent et se conviennent. Et pourtant ils vont si bien ensemble que l’on est surpris de les voir se détacher dans autant de souffrance avec une note de fatalité. Puis chacun fait sa vie de son côté, et l’on comprend qu’ils ne sont pas si heureux.

Un roman touchant que, même si je ne me souviens plus exactement des détails étant donné que je l’ai lu il y a assez longtemps, je recommande à tout le monde.

Extrait

“Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-même. Ils occupent leur place dans la série infinie des nombres naturels, écrasés comme les autres entre deux semblables, mais à un pas de distance. Ce sont des nombres soupçonneux et solitaires, raison pour laquelle Mattia les trouvait merveilleux. Il lui arrivait de se dire qu’ils figuraient dans cette séquence par erreur, qu’ils y avaient été piégés telle des perles enfilées, Mais il songeait aussi que ces nombres auraient peut-être préféré être comme les autres, juste des nombres quelconques, et qu’ils n’en étaient pas capables. Cette seconde pensée l’effleurait surtout le soir, dans l’entrelacement chaotique d’images qui précèdent le sommeil, quand l’esprit est trop faible pour se raconter des mensonges.”

Advertisements

Afin de garder le niveau d’anglais que j’ai fini par acquérir à Vancouver, j’ai décidé de me mettre à lire des livres en anglais. Heureusement, celui dont je vais vous parler a été traduit en français, étant donné que c’est un best-seller de l’auteur.

Veronika decides to die

Quatrième de couverture (traduite du mieux possible)

Veronika a tout ce dont elle pourrait rêver – jeune et mignonne, elle cumule les petits-copains attirants, un emploi sur, une famille aimante. Mais Veronika n’est pas heureuse et un matin d’hiver elle prend une overdose de somnifères, pour se réveiller plus tard dans un hôpital local. Là, on lui annonce que son coeur est maintenant irréparablement endommagé et qu’il ne lui reste que quelques jours à vivre…

Durant ces journées intenses, Veronika réalise que chaque seconde de son existance est un choix que nous faisons tous entre vivre et mourir. Ceci est un émouvante et inspirante ode à la vie, l’une de celles qui nous rappelle que chaque moment de notre vie est spécial et précieux.

“Le best seller, L’Alchimiste, a établit la réputation de Coelho et Veronika est sure de la réaffirmer… Extrêmement poétique… c’est un rappel que nous devons profiter du moment présent, puissant et troublant.” TIME OUT

“Ses livres ont eu un effet boosteur sur la vie de millions de gens.” THE TIMES

Mon avis

J’ai vraiment beaucoup apprécié ce livre, parce qu’il remet en question les notions de folie établies par notre société. Il est facile à lire, nous donne parfois de frissons, nous fait nous demander ce que nous souhaitons réellement faire de notre vie. Nous fait nous pencher sur nos habitudes, qui pourraient être celles de gens fous, comme de gens tout à fait normaux. Une fois de plus, un livre qui implique une réflexion et une réelle remise en question, que je recommande à tous!

Extraits

“The happier people can be, the unhappier they are.”

“She wrote the letter. That moment of good humour almost made her have second thoughts about the need to die, but she had already taken the pills, it was too late to turn back.

Anyway, she had had such moments before and, besides, she was not killing herself because she was a sad, embittered woman, constantly depressed. She had spent many afternoons walking gaily along the streets of Ljubljana or gazing – from the window in her covent room – at the snow falling on the small square with its statue of the poet. Once, for almost a month, she had felt as if she were walking on air, all because a complete stranger, in the middle of that square, had given her a flower.

She believed herself to be completely normal. Two very simple reasons lay behind her decision to die, and she was sure that, were she to leave a note explaining, many people would agree with her.

The first reason: everything in her life was the same and, once her youth was gone, it would be downhill all the way, with old age beginning to leave irreversible marks, the onset of illness, the departure of friends. She would gain nothing by continuing to live; indeed, the likelihood of suffering only increased.

The second reason was more philosophical: Veronika read the newspaper, watched TV, and she was aware of what was going on in the world. Everything was wrong, and she had no way of putting things right – that gave her a sens of complete powerlessness.”

L’autre jour, j’ai décidé de me mettre à lire du Marc Levy. Je suis donc allée dans la première librairie qui se trouvait sur ma route et mon choix s’est porté sur: Sept jours pour un éternité.

Quatrième de couverture

Il a le charme du diable, elle a la force des anges…

Pour mettre un terme à leur éternelle rivalité, Dieu et Lucifer se sont lancé un ultime défi…

Ils envoient en mission leurs deux meilleurs agents…

Lucas et Zofia auront sept jours sur terre pour faire triompher leur camp, décidant ainsi qui du Bien ou du Mal gouvernera les hommes…

En organisant ce pari absurde, Dieu et Lucifer avaient tout prévu, sauf une chose…

Que l’angle et le démon se rencontreraient…

“Une fois encore, Marc Levy triomphe. Et c’est mérité.”- L’Express

Mon avis

Euh, ah?! Personnellement j’avoue ne pas avoir beaucoup accroché… Premièrement, j’ai trouvé Dieu et Lucifer beaucoup trop banalisés, beaucoup trop loin de la mythique image que l’on a d’eux, enfin, peut-être était-ce la volonté de ce cher Monsieur Levy.

Secondo, j’ai trouvé Lucas trop gentil, et Zofia, pas assez. J’ai trouvé les personnages fades (par contre, en imaginant Lucas, j’ai tout de suite l’image de Jeremy Ferrari qui me vient en tête, c’est drôle!). L’idée de départ n’est franchement pas mal, mais il n’y a pas assez de défi, pas assez de méchanceté et pas assez de gentillesse pour contrebalancer. Le principe n’est pas assez bien exploité selon moi… J’aurai voulu plus!

Bon, il reste un point positif, la fin! Elle est assez bluffante, drôle et touchante. Si je vous recommande ce livre? Pourquoi pas…

Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part, de la talentueuse Anna Gavalda, 12 nouvelles, 12 histoires, 12 raisons de pleurer selon moi. Les décrire les unes après les autres vous enlèverait alors tout le charme du livre à sa lecture, alors je me contenterai de vous dire ceci: Levez-vous, allez à la FNAC et achetez-le!

De quoi parlent ces nouvelles? D’amour principalement, de déception, de joie, de sexe, vaguement. A lire, plutôt deux fois qu’une!

Quatrième de couverture

“Voilà, c’est presque rien de bout de chemin avec des passants ordinaires. C’est presque rien, et c’est du grand art. De son écriture gracile, craquante, la pince-sans-rire au coeur gros fait de l’éphémère indélébile et nous chamboule. Elle est vraiment terrible, Anna Gavalda. ” Martine Laval, Télérama

Mon avis

A éviter si vous êtes dépressif (ve) et sinon, à lire bien au fond de son lit, au côté de quelqu’un qu’on aime, parce qu’en refermant le bouquin, c’est fou ce qu’on a envie de serrer quelqu’un dans ses bras. A savourer de toute façon. Je le conseille!

Avec émerveillement je regarde les photos en noir et blanc! Les deux bébés qui y sont représentés se tiennent devant moi, plusieurs décennies plus tard. Elles ont emmené dans leur bagages des souvenirs et des histoires qui me font me dire: “Bon sang, je viens de loin!”. Les bavoirs et les couches ont cédé la place aux rides d’expression et de vieillesse. Elles ont aujourd’hui 80 ans, et me racontent.

Je pourrai l’écouter pendant des heures, le récit de cette famille, qui est la mienne! La vie en Chine, la maison, le domestique, les Japonais, la paix qui a duré deux jours puis le débarquement des Russes sur le sol chinois. “Les Russes tuaient les chiens des fermiers pour les empêcher d’aboyer, tuaient les paysans qui avaient plus de terres que les autres, enlevaient les hommes… On ne voulait pas de ça, alors on a décidé de partir”.

Et j’imagine: la précipitation, le départ empressée! Les allers-retours entre les ambassades française et américaine et le consulat de Chine, pour laisser partir cet homme que je n’ai jamais connu, mon arrière grand-père.

Puis elles me racontent, le voyage sur le porte avion américain, les soldats qui durent s’entasser dans un seul dortoir, pour en laisser un libre pour les dames. Les toilettes rapides dans les salles de bains des sergents chefs et autres gardés dont le nom m’échappe. Puis, une rapide escale à New York, et leur émerveillement devant les magasins dans lesquels on trouve de tout. Des denrées alimentaires, mais aussi des chaussettes et des crayons, les toutes premières grandes surfaces.

Cette parcelle d’histoire, directement rattachée à ma vie, à mes gênes me fascine tant! L’une des plus grande guerre fait partie de l’histoire de ma famille. Sans elle, je ne serai pas là, je serai peut-être en Chine, ou alors je ne serai tout simplement pas née. Et si je l’avais été, ça n’aurait pas été moi. Une moitié aurait été différente, tout aurait été différent!

J’admire les objets ramenés de la bas, le petit bateau en ivoire, les petites babioles qui représentent tant, le petit pot de terre de Chine, les photos, les récits.

Puis je vois les lettres, jaunies, écrites à la main, forcément: “Ici l’atmosphère est lourde, on croirait étouffer dans du coton. J’imagine comme ce doit être dur pour maman et j’aimerai bien lui être un peu plus utile.”

Imaginer ce qu’elles ont vécu, c’est comme imaginer un film, mais en mieux. Les odeurs, la peur, la vie ou la mort. Mon arrière grand-mère bravant les mitraillettes des soldats russes pour aller chercher de quoi manger, grâce à sa nationalité française, la peur de ne jamais la voir revenir du village. La tristesse de devoir se séparer d’objets chers, qui n’entrent pas dans les malles…

Fuir son pays, quitter sa famille, ses amis, plonger dans l’inconnu, en risquant sa vie à tout moment. Ce ne sont pas mes souvenirs, mais je le revis si intensément! J’ai presque l’impression de ne pas être à la hauteur de tant d’aventure…

Mais finalement, oui, je peux l’avouer. Je viens de loin.

Ne t’inquiète pas pour moi, premier roman d’Alice Kuipers, récite la vie d’une mère, sage-femme et de sa fille, Claire qui a 15 ans. Les deux femmes vivent sous le même toit mais ne font que se croiser tout au long de la journée, communiquant presque uniquement par post-it, collés sur le réfrigérateur. Mais un jour, la mère (on ne connait pas son nom) découvre qu’elle a un cancer du sein, les post-its en deviennent d’autant plus touchants.

Ce livre montre qu’on a beau dire “je passerai plus de temps avec toi, c’est promis!”, la promesse n’est pas toujours évidente à tenir, même dans les pires circonstances.

Quatrième de couverture

“Bonne chance pour ton contrôle aujourd’hui, ma chérie. Désolée de ne pas être là pour le petit déj’. La cage de Jeannot a besoin d’être néttoyée. A ce soir. Bises, Maman. P.-S. : N’oublie pas ta clé! ”

Une correspondance par Post-it interposés sur le frigo entre une mère et sa fille. Lorsque la mère tombe malade, le temps presse mais l’espoir demeure. Un livre comme un trésor qui chuchote à l’oreille l’importance de ceux qu’on aime… Un livre indispensable aux mères comme aux filles.

Un livre bouleversant, émouvant, et porteur d’espoir. Tatiana de Rosnay, Psychologies.

Mon avis

J’ai personnellement été très touchée par ce livre, vivant moi-aussi seule avec ma mère, ne la voyant que peu de temps, en coup de vent. Je peux très bien m’imaginer ce que l’on peut ressentir dans la situation exposée. La lecture est simple, le livre est très (trop) vite lu. Si vous êtes vorace comme moi, il ne vous tiendra pas trois heures, malgré ses242 pages. Bien écrit, les styles d’écritures de la mère et de la fille sont bien différenciés et l’on ressens l’urgence et la panique de ces deux personnages. Seul défaut, l’auteur aurait pu s’étendre un peu plus, prendre plus de temps pour décrire encore mieux ces émotions… J’ai aimé le concept et le scénario, dans lequel je me suis retrouvée, mais j’avoue être restée sur ma faim.

BISOUS_!

Un article sérieux, car à force de vous parler de maquillage, on va penser que je suis futile et que je ne sais pas additionner deux plus deux (et je tiens à préciser que je sais que ça fait quatre, ‘faut pas abuser non plus).

Il n’y a pas si longtemps, j’ai été amenée à m’interroger sur Dieu. Moi qui n’ai jamais été croyante, j’ai côtoyé des personnes qui ont une confiance inimaginable en leur Seigneur. Ces personnes, ayant traversé des moments durs, ont remis tous leurs espoirs en Dieu.

J’avoue avoir été complétement bluffée par ce que l’on appelle couramment la foi. Moi, pour qui Dieu n’a jamais été qu’une personnalité à respecter, mais à laquelle je ne crois pas, ai vu ces personnes le remercier de son soutien lors des moments difficiles.

J’ai alors pensé: Mais comment font-ils pour ne pas demander “Pourquoi m’as-tu infligé ça?”, mais pour dire “Merci de m’avoir donné la force de surmonter cette épreuve!”.

J’ai alors été obligée de réaliser que les personnes qui ont cette croyance, qui sont convaincus que Dieu existe bel et bien et qu’il veille sur nous tous, sont des gens chanceux. Oui, chanceux d’avoir quelque chose, quelqu’un à qui s’accrocher dans la détresse, dans les moments les plus douloureux de la vie.

N’ayant jamais cru en Dieu, j’ai toujours pensé que les choses viennent comme elles viennent. Et je le pense toujours. C’est à nous de “faire avec ce que l’on a”, seuls et sans soutien d’une force supérieurs. Mais, quand même, ceux qui se sentent soutenus ont une incroyable chance, de ne pas se sentir seuls face aux drames de leur vie…

J’aurai bien aimé croire en Dieu. J’aurai bien aimé avoir quelqu’un de supérieur vers qui me tourner quand ça n’allait pas. Avoir au moins cette certitude: Dieu veille sur moi. Ça n’a pas été le cas. Ma fois, la foi, on l’a ou on ne l’a pas. C’est comme ça…

Lui est brisé et ironique. Elle est mariée, heureuse en ménage. Ils n’ont aucune raison de se connaître un jour et pourtant…

Que je vous explique, ce livre est une TORTURE! Mais alors quelle délicieuse torture. On n’a jamais envie de la lâcher. Même à minuit passé, lorsqu’on bosse le lendemain, impossible de le refermer, tant on veut savoir ce que l’auteur nous réserve.

Ce roman, écrit par Daniel Glattauer et l’une des meilleures histoires d’amour que j’aie lue (et je peux vous dire que j’en ai lues!). Biensur, il faut aimer les histoires à l’eau de rose, mais ce qui est bien, c’est le scénario n’est pas cucul pour un sou! Ca sent la torture émotionnelle à plein nez et moi ben… j’adore ça.

Quatrième de couverture:

Un message anodin peut-il bouleverser votre vie? Leo Leike reçoit par erreur un mail d’une inconnue, Emmi Rothner. Poliment, il le lui signale. Elle s’excuse et, peu à peu, un dialogue s’engage, une relation se noue. Au fil des mails, ils éprouvent l’un pour l’autre un intérêt grandissant.

Léo écrit: “Vous êtes comme une deuxième voix en moi qui m’accompagne au quotidien.”

Emmi admet: “Quand vous ne m’écrivez pas pendant trois jours, je ressens un manque.”

Emmi est mariée, Léo se remet à grand-peine d’un chagrin d’amour. De plus en plus attirés l’un par l’autre, Emmi et Léo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre…

Ce que j’en pense:

Très, très bon roman, qui sait vous tenir en haleine pendant des heures. Bien écrit, on sent comme une distance entre les deux acteurs de ce récit, de par le vouvoiement qui s’impose tout au long du livre. La fin m’as déçue, mais je suis un brin peignette en matière de fins. Du rire aux larmes, du dégout à la réjouissance totale, ce livre est un panel d’émotion, si bien rassemblées… Un seul mot d’ordre: courrez vous le procurer ou vous pouvez! Mais exposez-vous à des nuits blanches de dévoration du récit. Ce fut mon cas, mais au fond, c’est la preuve que c’est un bon livre!

Il était temps que je vous fasse un article un peu plus littéraire non? Rassurez-vous le sérieux n’est que de courte durée, je suis sur le point de vous présenter l’un de mes livres préférés: Mon nez, mon chat, l’amour et moi. Confessions de Georgia Nicholson, de Louise Rennison.

Quatrième de couverture

Georgia Nicholson a  14 ans et trouve que sa vie est un enfer! Son chat se prend pour un rottweiler, son père voudrait aller vivre en Nouvelle-Zélande, sa mère porte des jupes trop courtes pour son âge, sa meilleure amie ne perd pas une occasion de lui casser le moral et le garçon le plus canon du quartier sort avec une cruche aux oreilles décollées au lieu de comprendre que Georgia est la femme de sa vie. Enfin, si il n’y avait que ça, elle pourrait survivre, mais il y a cette chose gigantesque au milieu de son visage, son nez!

Unanimement salué par la presse, le journal intime de Georgia Nicholson est un éclat de rire permanent, le portrait juste, tendre et corrosif d’une adolescente d’aujourd’hui.

“Tout le monde a les yeux braqués sur vous et pourtant, vous ne pouvez pas vous empêcher de rire. Eh bien ça, c’était moi dans le métro quand je lisais ce livre épatant.” The Guardian

“Georgia Nicholson raconte tous ses soucis avec un humour dont Bridget Jones peut seulement rêver.” Independent On Sunday

“Encore un journal intime? Oui mais…tellement drôle. Les interrogations obsessionnelles de l’adolescence, observées à la perfecion et traitées avec une finesse pleine d’ironie. Lecture préconisée quel que soit votre âge.” Publishing News

Ce que j’en pense moi

Mon livre préféré, et ce n’est pas peu dire. C’est le meilleur moyen d’oublier la journée pourrite que vous venez de passer. Il suffit de lire le premier paragraphe pour être conquis!

Voyez seulement: “Oncle Eddie est passé voir papa et, comme de bien entendu, il a fallu qu’ils viennent rôder tous les deux dans ma chambre pour voir ce que je faisais. Si oncle Eddie (qui est plus chauve que chauve) me dit encore une fois: “Dis, tu crois que ça se tartine les boules de billard?”, je crois que je me tuerai. Il n’a pas l’air de se rendre compte que ça fait un moment que j’ai remisé la barboteuse. J’ai envie de lui hurler à la tronche: “J’ai quatorze ans, oncle Eddie! Je déborde de féminité! Je te ferai dire que je mets un soutif! D’accord, je ne le remplis pas et il lui arrive de remonter jusqu’au cou quand je cours pour attraper le bus… mais mon potentiel femme est là, Tête d’OEuf!”

Il faut dire que Madame Louise Rennison a su créer un univers complétement barré autour de cette chère Georgia. Entre sa meilleure potesse qui est plus dingue que dingue, ses parents plus névrosés que la névrose et le langage Georginien qui est carrément contagieux, y’a de quoi se taper des délires, des vrais!( rien que dans ce paragraphe, j’ai adopté le langage typique de la donzelle).

J’aime sa façon d’inventer des termes, de détourner les expressions les plus courantes, de créer des situations totalement irrésistibles qui font que, vous avez beau avoir les paupières plus lourdes que des enclumes, lâcher ce livre avant la fin est impossible. Chaque fille y trouvera des pensées ou des questions qui lui sont déjà passées par la tête et explosera de rire en réalisant quelle réponse Georgia y a trouvé. En un mot: SUBLIME!

Je l’ai tant lu, relu, re re lu, prêté, re prêté, re re BREF, il perd ses pages, j’hésite à le racheter! Voyez vous-même:

Conclusion: lise-le, c’est un IN-DIS-PEN-SABLE!

Un seul tome ne suffit pas! Ici, la liste par ordre chronologique:

1. Mon nez, mon chat, l’amour et moi

2. Le bonheur est au bout de l’élastique

3. Entre mes nunga-nungas mon coeur balance

4. A plus, Choupi-Trognon

5. Syndrome allumage, taille cosmos

6. Escale au pays du Nougat en folie

7. Retour à la case égouttoir de l’amour

8. Un gus vaut mieux que deux tu l’auras

9. Le coup passa si près que le félidé fit un écart

10. Bouquet final en forme d’hilaritude

BISOUS_!

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Après quelques jours d’absence je me suis dit qu’il fallait quand-même que je vous écrive un petit article, histoire de régaler mes chers petits lecteurs.

J’ai donc décidé, pour bien vous faire rire, de vous montrer ma fabuleuse évolution dans le temps.

Voici donc une photo de moi à 15 ans:

Sur cette photo, une jeune fille au naturel, avec un tignasse digne de la crinière d’un lion.

Puis, un beau jour, l’envie me prit de me faire couper les cheveux courts. Très courts. Suite à ceci, TADADADAAA:

Marie, 16 ans, se teint les cheveux en noir, se les lisse deux fois par jour et ne possède qu’un seul fard à paupière, noir.

Voila, maintenant que vous vous êtes bien fichus de ma tronche, vous vous demandez le pourquoi du comment d’un tel article qui, à prima bord, ne semble pas très utile.

Et bien, Mesdames et Messieurs, je tenais à rédiger cet article, en pensée avec toutes les jeunes filles qui sont en âge de leur propre traversée du désert.

Je m’explique: comme toutes les ado, à 14-15 ans, j’étais hyper mal dans ma peau. Complexée à un point que vous ne pouvez pas imaginer. Rien chez moi ne me plaisait. Ni mes cheveux, ni mon corps, ni mon visage, ni mes vêtements, ni ma posture, ni ma voix, ni ma façon de parler, en deux mots: RIEN.

Puis, un jour, je me suis reprise et j’ai décidé de faire ce qui ME plaisait. De ne plus tenir compte des autres, de leurs paroles, de leur avis, la seule chose important était mon avis perso. Suite à cette réflexion, j’ai empoigné le téléphone, et j’ai pris rendez-vous chez le coiffeur, ce qui aboutit à ce style plutôt…intéressant dira-t-on.

Ce que je tiens à faire ressortir dans cet article, c’est que je me rend compte que finalement, le jour ou j’ai appelé mon coiffeur fut l’un des jours les plus beaux de ma vie. Cela peut paraître un peu naïf ou léger, mais ce jour marqua, comme une renaissance. En sortant du salon de coiffure, une nouvelle Marie était née, je ne craignais plus rien, ni personne, vu que je me plaisais.

Je tiens à préciser qu’étant jeune, je fuyais toute marque de féminité. Cela me faisait carrément peur!

Le but de cet article, parce que je m’égare un peu, c’est de dire à toutes les jeunes filles: Mesdemoiselles, ce n’est pas grave si aujourd’hui vous ne voulez pas avoir à faire au monde de la féminité, de la recherche de la beauté. Ce n’est pas grave, vous aurez tout le temps d’évoluer par la suite. Je prend mon propre exemple: si un jour l’on m’avait dit que j’écrirais un blog de la sorte, que je serai passionnée de maquillage, de cosmétiques comme je le suis actuellement, mais j’aurai explosé de rire! Et pourtant! Voyez où j’en suis actuellement ^^.

Marie, on ne saisis pas encore très bien ta pensée. Précise un peu!

La personne que vous êtes maintenant ne définit pas celle que vous serez plus tard. A 13 ans, on pense que l’on est quelqu’un aujourd’hui pour le reste de la vie, mais tant de choses arrivent et vous changent. Ne prenez pas peur de ne jamais réussir à vous intégrer par  manque d’intérêt à un sujet ou à un autre, rien n’est pareil d’un jour au lendemain. Gardez confiance en vous, au final l’important n’est pas de plaire aux autres, mais de vous plaire à vous.

– Marie, on n’a toujours rien compris.

– C’est pas grave. Moi je me suis comprise et je me suis fait plaisir en écrivant cet article.

Le mot de la fin sera la citation d’une amie: “De toute façon, les gens vont te juger au premier regard. Alors autant leur montrer qui tu es vraiment, non?

BISOUS_!

Pendant que j’y pense_!

J'ai découvert que le mot "Geekette" est loin de n'être utilisé que par votre serviteuse. Est-ce qu'un changement de nom du blog s'impose selon vous?

Suis-je la seule à penser que le tact devrait être enseigné à l'école? Non parce que c'est fou ce que certaines personnes peuvent en manquer.